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Le Soleil, samedi le 15 septembre 2007

Saint-Séverin fait sa place sur la carte des festivals
Richard Boisvert

Construit autour d’une église en pierres des champs vieille de 135 ans, enraciné dans une ruralité qui fait son charme et sa fierté, Saint-Séverin offre, à 50 minutes de Québec, une véritable bouffée d’air frais aux cinéphiles.

Le petit village de Saint-Séverin qui compte tout juste 276 ânes organise depuis bientôt trois ans l’unique festival du film de toute la Beauce. Sa prochaine présentation aura lieu du 4 au 7 octobre, juste à temps pour donner aux visiteurs la chance de profiter de ce temps de l’année où la nature revêt ses plus belles couleurs.

L’église du village, aménagée spécialement pour l’occasion, tient lieu de salle de cinéma. La programmation compte en tout 13 films, des documentaires pour la plupart, dont trois primeurs. Les œuvres sont en grande majorité projetées en présence de leurs auteurs.

Comme l’explique sa directrice, Louise Chamberland, le Festival de Saint-Séverin programme des films « qui donnent à réfléchir sur notre monde, nos idéaux et nos croyances, qui répondent à nos quêtes de sens. On a choisi ce qu’il y a de plus beau. On est sûr que ça va toucher les gens et les surprendre ».

Le 4 octobre, journée consacrée aux jeunes, le festival démarre à 9h30 avec Azur et Asmar, zur le plus récent film d’animation de Michel Ocelot, qui répondra aux questions des élèves en conférence téléphonique de Paris. Kamataki, du Québécois Claude Gagnon, présent en chair et en os, suivra à 13h. La classe de madame Lise, le documentaire de Sylvie Groulx tourné dans une école d’un quartier multiethnique de Montréal, clôture les activités à 19h.

Horaire
C’est À force de rêves, de Serge Giguère, Jutras du meilleur documentaire en 2007, qui ouvre officiellement le festival, le 5 octobre à 19h. Dès 13h, on pourra voir Ceux qui savent encore rêver, une primeur signée Anaïs Barbeau-Lavalette et , à 15h, Le voyage de Charlie de Stéphane Bégoin.

Quatre films sont à l’horaire le 6 octobre. Le Grand Silence de Philip Grönig, une plongée de trois heures dans le quotidien du monastère de la Grande Chartreuse, débute à 9h30. À 13h, le réalisateur Carl Leblanc présente en primeur Moi, le premier volet de sa tétralogie Dieu et nous - Un passé catholique. Raymonde Provencher prend la relève avec Partir ou mourir et Ramon Mercedes, deux films qui racontent le drame de l’immigration, respectivement projetés à 15h et 19h et reliés l’un à l’autre par le destin tragique de Ramon Mercedes, un passager clandestin amputé des deux pieds dont l’histoire a ému l’opinion publique.

Le dimanche 7 octobre, le Festival propose Paysages fabriqués, un documentaire-choc sur les effets de l’industrialisation en Chine (13h), L’espace que j’ai vu, un portrait de l’architecte Pierre Thibault(15h), et enfin Le Porteur d’eau, un film sur les lendemains de la dictature tourné dans l’île de Florès, en Indonésie par Pascal Gélinas (19h).