Programme – jeudi 29 septembre 2016

Voici les courts et longs métrages qui seront présentés dans le cadre du Festival du film de Saint-Séverin le jeudi 29 septembre 2016.  N’hésitez pas à consulter nos activités pour en savoir plus sur les autres évènements prenant place à cette même date.

Vous pouvez maintenant vous procurer vos billets en ligne !

13 h

Autos Portraits

(Claude Cloutier, film d’animation, Québec, 2015, 4 min, ONF, version originale française)

Dans ce court métrage d’animation, une Chevrolet Bel Air 1957 interprète une version ironique de la ballade américaine « Que Sera Sera (Whatever Will Be, Will Be) ». La calandre de la vedette devient une bouche enjôleuse, d’où s’échappent les paroles rassurantes de la chanson, tandis qu’un chœur d’automobiles l’accompagne en une chorégraphie spectaculaire.  Satire grinçante de la puissance pétrolière, ce film est une comédie musicale à grand déploiement, dans laquelle le cinéaste et bédéiste chevronné Claude Cloutier caricature l’insouciance contemporaine face aux périls qui menacent la planète.

Demain

affiche_film_demain

(Mélanie Laurent et Cyril Dion, documentaire, France, 2015, 1 h 18min, version originale française)

Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain.

Melanie Laurent Cyril Dion Mélanie Laurent et Cyril Dion

Avant de faire son film, une question obsédait Cyril Dion  : comment faire pour que les gens qui voient le film en sortent avec l’envie de vraiment changer les choses?

«  Quand les gens se font rabattre sans cesse le discours catastrophiste, ils ne savent pas quoi faire. Ils sombrent dans le déni, ils deviennent cyniques, ils se résignent. Et ça, c’est le début de la fin. Il faut offrir des solutions  ».
Radio-Canada, extrait d’une entrevue avec le réalisateur Cyril Dion.

15 h 30

En marchant

(Ryan Larkin, film d’animation, Québec, 1968, 5 min, ONF)

Court métrage d’animation sur la marche et ses plaisirs. Les couleurs en détrempe sont l’une des techniques impressionnantes utilisées dans ce film par Ryan Larkin. Pas de commentaires. Une trame sonore qui comble le silence.

Callshop Istanbul

callshop_istanbul

(Hind Benchekroun et Sami Mermer, documentaire, Canada (Québec), 2015, 96 min, version originale arabe, française, kurde, turque, s.-t. français).

Istanbul, métropole entre l’Europe et l’Asie a toujours été un lieu de passage pour les marchands et voyageurs du monde entier. Aujourd’hui elle représente pour les immigrants issus d’Afrique et du Moyen-Orient une porte d’entrée vers la terre promise européenne. Réfugiés syriens et irakiens, jeunesse cosmopolite en quête d’un avenir meilleur, désillusionnés des printemps arabes, clandestins d’Afrique noire, tous se retrouvent dans un espace exigu et grouillant de vie : le callshop. Situés à tous les coins de rue, ces centres d’appel renouent les liens de l’étranger avec sa terre d’origine. En présence des réalisateurs Sami Mermer et Hind Benchekroun.

Sami Mermer_Hind Benchekroun

Sami Mermer, Hind Benchekroun

19 h – Ouverture officielle

Le nord d’Albert

(François Picard-Laplante, film d’animation, Québec, 4 min, réalisé dans le cadre d’un film étudiant, Université du Québec à Montréal)

« Pour chaque heure que nous passons en société nous avons besoin d’un temps «X » de solitude ». –Glenn Gould

Le bouton de nacre

bouton de nacre

(Patricio Guzman, documentaire, France-Chili-Espagne, 2015, 82 min, v.o. espagnole s.-t. en français)

LE BOUTON DE NACRE est une histoire sur l’eau, le Cosmos et nous. Elle part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique, près des côtes chiliennes aux paysages surnaturels de volcans, de montagnes et de glaciers. A travers leur histoire, nous entendons la parole des indigènes de Patagonie, celle des premiers navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques. Certains disent que l’eau a une mémoire. Ce film montre qu’elle a aussi une voix.

Ce film (…) aux histoires multiples, tantôt magiques, tantôt bouleversantes, nous est conté par le cinéaste lui-même : c’est la voix de Guzman qui dit le texte, le murmure plutôt, comme une confidence (…)  Robert Daudelin 24 Images