Programme – vendredi 30 septembre 2016

Voici les courts et longs métrages qui seront présentés dans le cadre du Festival du film de Saint-Séverin le vendredi 30 septembre 2016.  N’hésitez pas à consulter nos activités pour en savoir plus sur les autres évènements prenant place à cette même date.

Vous pouvez maintenant vous procurer vos billets en ligne !

13 h

Tengri

(Alisi Telegut, film d’animation, Québec, 5 min, 2012, réalisé comme travail de fin d’étude, École de cinéma Hoppenheim, Université Concordia)

Le vent d’inhumation, influencé par le chamanisme, est une vieille tradition mongole. Lorsque quelqu’un meurt, le cadavre est transporté sur un panier jusqu’à ce qu’une bosse fasse tomber le corps. Le lieu où le corps tombe devient le lieu de sépulture.

Spoon

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(Michka Saäl, documentaire, Québec, 2015, 66 min, version originale anglaise, française s.-t. en français)

En recherche pour un projet de film, Michka Saäl (Prisonniers de Beckett) rencontre Spoon par hasard, dans une prison américaine. Spoon est un “lifer”, un condamné à vie. Il est aussi un poète et un écrivain activiste. La cinéaste et lui se sont mis à échanger, par lettre ou par téléphone : ils ont construit un monde en suspens, entre eux, entre le dedans et le dehors, entre la poésie et la réalité crue. De ces échanges est né ce film. Michka Saäl donne un écho visuel sensible aux récits de Spoon : le désert de Mojave où il a grandi, les paysages où il n’est pas, n’est plus… Ces déambulations cinématographiques dialoguent avec la parole mélodique de Spoon, et l’on finit par avoir l’impression de rencontrer bel et bien celui dont l’absence hante cette balade somptueuse. (ACO) En présence de la réalisatrice Michka Saäl.

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Michka Saäl (photo Beppe Ardvisson)

« Spoon n’est ici qu’une voix sans figure, mais cette voix fait entendre avec puissance une fidélité à soi-même conquise dans la parole. »
Extrait de « La possibilité d’une parole », Guillaume Roussel-Garneau, Revue Liberté, automne 2015.

15 h 30

Parachutes

(Wendy Pillonel, film de fiction, Suisse, 5 min 50, 2012, version originale française s.-t. en anglais)

Dans un futur d’où la mer a disparu, et où les adultes imitent les choses du passé, des dizaines d’enfants font des pâtés de sable en rang sur une plage artificielle. Seule Estelle, 12 ans, regarde un mur sur lequel on a peint la mer. Thibaud, 12 ans, s’approche de la petite fille et prétend pouvoir voir le monde qui n’existe plus.

Les génies de la Grotte Chauvet

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(Christian Tran, documentaire, France, 2015, 52 min, version originale française)

Les peintures et dessins de la grotte Chauvet en Ardèche sont à ce jour les plus anciens témoignages d’expression artistique de l’humanité. Leur force et leur modernité bouleversent toutes les idées reçues sur l’art de la préhistoire. La création d’un grand musée consacré à la reproduction des œuvres offre l’occasion d’aller voir de très près les peintures, les dessins et les gravures, dont le peintre catalan Miquel Barceló nous donne la mesure artistique. En présence du chroniqueur du journal Le Devoir Michel Bélair.

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Christian Tran, réalisateur

19 h 30

Zea

(André Leduc et Jean-Jacques Leduc, film d’animation, Québec, 1981, 5 min, ONF)

Ce court métrage d’animation a nécessité la mise en œuvre de moyens scientifiques importants : micro-ondes, rayon laser, thermocouples. Art? Science? Magie? Un film à suspense énigmatique dont le but est de montrer l’explosion d’un phénomène connu. Film sans paroles.

Scratch

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(Sébastien Godron, long métrage de fiction, Canada, 2015, 76 min, version originale française, créole s.-t. en français)

C’est en 1994 que Leslie a débarqué d’Haïti avec ses parents et son frère. Installé dans le quartier Petite-Bourgogne, il a fondé un groupe de rap, Lights and Shadows, qui commence à avoir son petit succès. Au point qu’une équipe documentaire le suit aujourd’hui dans son quotidien. Mais alors que le groupe donne un concert, Leslie a une altercation avec son rival, Chucky Dee, et est gravement blessé à la tête. Un électrochoc pour le jeune homme, qui comprend qu’il n’a plus le choix : il doit sortir du ghetto. En présence du réalisateur Sébastien Godron.

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Sébastien Godron

Évitant le cliché sur les quartiers défavorisés, Scratch parvient à faire passer ses discours par un traitement original et abouti, tout en s’appuyant sur une interprétation crédible. La construction est adroite, les comédiens convaincants, et le sujet sobrement traité. Vraiment, on a beau chercher, rarement aura-t-on vu au Québec un film musical aussi réussi. Charles-Henri Ramond Films du Québec

Sa vitalité, sa recherche formelle, l’honnêteté et la pertinence du regard sur les jeunes défavorisés de Montréal, une certaine candeur même, en font un film surprenant à bien des égards. Éric Moreault, Le Soleil, septembre 2015